04 avril 2020
Chers Amis et Lecteurs,
Ce texte est clairement inspiré par mes Guides. Néanmoins, ils m’en laissent la paternité. Je vous l’offre tel qu’il est sorti.
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Les 2 dernières années, mon mari et moi avons fait 4 déménagements. Ce qui m’a « permis » de perdre toute ma clientèle en cours de route… Et m’a donné du temps pour faire face à ma peur du manque, entre autres.
Nous n’avions plus de maison, alors nous sommes allés habiter avec mon père, dans la maison familiale. Gentlemen’s agreement : mon père, très âgé, n’est plus seul et ne devra pas aller en maison de repos et nous, nous avons un toit et le plaisir de voir fleurir une belle relation avec mon père. C’est très apaisant, pour moi.
Cet exercice nous a permis de nous dépouiller de beaucoup de choses. Et il nous en reste pourtant encore beaucoup trop ! Il y a encore du tri à faire. Se détacher des objets, des possessions, apprendre à faire avec moins, apprendre à gérer la peur de manquer.
Pour pouvoir recevoir, il paraît qu’il faut être prêt à perdre. Je suis en travail.
Et puis, arrive ce petit virus de rien du tout, qui nous confine, qui m’oblige à gérer la nourriture et les divers produits avec lesquels nous vivons, en prévoyant une possible pénurie future, pour 3 personnes, et pour combien de temps ?
Pour recevoir, il faut être prêt à perdre.
Que suis-je prête à perdre ? Et que ne suis-je pas prête à perdre ?
Et d’abord, qu’est-ce qui me manque, depuis que nous sommes confinés ?
Ce qui me manque, ce sont les contacts avec mes amis. La liberté me manque aussi. Et une vie sans arrière-pensée, sans la peur d’être contaminée par un « ennemi » invisible qui tue. Pas pour moi, je n’ai pas peur de mourir (en revanche, la perspective d’étouffer ou de souffrir ne me sourit pas). Mais pour ceux avec qui je vis.
Donc, ce qui me manque, c’est le non-matériel : les amis, la liberté, la légèreté.
Sur le plan matériel, je ne manque de rien : j’ai un toit, de quoi m’habiller, de quoi manger, du soleil et de l’air frais, un mari, un papa, un chien, un chat. Dehors, dans le monde hors de notre confinement, il y a mes filles, ma famille, mes amis.
Malgré les 2 ans durant lesquels j’étais en déménagements, jamais je n’ai eu autant de temps que je n’en ai aujourd’hui, pour grandir, me centrer, écouter des vidéos inspirantes, écrire, m’occuper des miens, parler avec mes amis, créer de vrais liens…
Mais où étais-je, ces dernières années ? Où étais-je ? Qu’est-ce que j’étais en train de faire de ma vie ? A la question : « mais que fais-tu de tes journées ? », je répondais souvent : « je ne sais pas. Les semaines filent, j’ai l’impression de courir comme un poulet sans tête ».
Je me rends compte que nous en étions tous là, à courir sans jamais nous arrêter, dans un cercle infernal, une chose en entraînant une autre, de plus en plus vite, de plus en plus absents de nos vies, de plus en plus asservis à cette société de consommation, à nous battre pour garder la tête juste à la surface de l’eau.
Nous sommes aujourd’hui une poignée de privilégiés qui ne doit plus courir, qui doit rester cloîtrée chez elle, confinée, sans autre outil que notre imagination pour ne pas flancher. Et l’ordi. Et le smartphone. Et, pour certains bienheureux, un jardin, les livres, la prière, la méditation…
Jamais, depuis que je suis adulte, je n’ai eu autant de présence à moi-même, autant de temps pour avancer et autant de disponibilité mentale que maintenant. Je n’ai aucune obligation, aucun rendez-vous, aucune réelle contrainte. Et pourtant, ce virus nous tient bien occupés. Même sans sortir de chez soi, la télé et internet nous envahissent et font assaut d’imagination pour nous hypnotiser et capter notre mental pour nous empêcher de penser et nous maintenir dans la peur.
Avec l’histoire de la 5G que l’on nous impose, j’ai décidé de ne plus utiliser mon smartphone en dehors de l’accès au wifi domestique, sauf en cas de besoin du GPS par exemple. Je serai moins accessible, mais moins accro aussi. Et cela permettra d’alléger un peu la circulation de données sur les réseaux.
Je réfléchis à me détacher du net. Mais ça me semble difficile aujourd’hui. Tout, à la maison, est relié au net : télévision, téléphone, pc, tablette, smartphone et certains autres appareils. Et j’en oublie certainement encore. Alors, nous ne pouvons pas résilier notre abonnement. D’autant que les autres fournisseurs vont aussi utiliser la 5G. Et puis, comment communiquer avec la communauté qui me suit, sans internet ?
Enfin ça, c’est une pensée encore en mode « ancien monde ». Dans le « nouveau monde », celui qui vient, celui qui va nous retrouver changés, moins moutons, moins souples, plus créatifs et plus rebelles, de nouvelles technologies se développeront, qui seront plus en harmonie avec le Vivant et seront à son service. C’est bon de le savoir. Et donc, pour ceux qui sont prêts, lancez-vous ! 😊
Alors, que suis-je prête à perdre, pour être capable de recevoir ?
C’est une question à laquelle j’ai encore du mal à répondre. J’aurais tendance à dire : le superflu. N’est-ce pas évident ? Peut-être pas tant que ça, quand on voit la place que le superflu pouvait prendre dans nos vies avant que nous n’en soyons réduits à l’essentiel, grâce à ce virus.
Et c’est quoi, ce superflu ? Tout ce qui nous mange la vie pour enrichir le rêve des autres, tout ce qui n’est pas essentiel à ma survie c’est-à-dire, en ce qui concerne l’essentiel : l’Amour, le lien social, un toit, de quoi me chauffer, manger et m’habiller, de quoi communiquer.
Je suis prête à perdre l’ancien moi, celui qui répondait aux exigences des autres et aux loyautés inconscientes vis-à-vis des autres, et qui n’était pas en conformité avec ce que je suis, ce que j’attends, ce que je suis venue faire sur Terre dans cette vie-ci.
Je suis prête à perdre internet, l’asservissement, l’addiction à la nourriture, les mécaniques inconscientes de mon système de fonctionnement. Je suis prête à perdre mon aura de sauveuse, pour laisser l’autre être et choisir ce qui est bon pour lui (merci Vanessa VZ pour le déclic que tu as permis).
Je suis prête à me dépouiller du matériel pour entrer dans l’essentiel. Néanmoins, je reconnais mon besoin de confort, d’espace et de place pour accueillir les miens et les amis et pour accomplir ma mission de vie.
Je suis prête à accueillir l’Amour. Je suis prête à vivre en confiance. Je suis prête à recevoir ce que la Vie jugera utile de m’apporter pour me permettre d’accomplir ma mission, qui est d’accompagner les gens de diverses façons en consultation, mais aussi d’écrire et de peindre.
Je suis prête à entrer de plein pied dans une vie plus spirituelle, comme cela m’est demandé chaque jour par mes Guides. Je suis prête à m’ancrer dans la matière, enfin, comme cela m’est aussi suggéré. Je suis prête à aimer sans juger. Je suis prête à m’aimer.
Je suis prête à perdre, du moment que me restent l’Amour et l’Amitié. Je suis prête à perdre, du moment que cela me permette de recevoir.
Et vous, qu’êtes-vous prêts à perdre ? Qu’êtes-vous prêts à recevoir ? Qu’est-ce qui vous manque maintenant et dans votre vie future ?
Amis, je vous souhaite tout le meilleur. Vous méritez le meilleur. Nous méritons le meilleur.
Que la paix soit sur vous et votre famille.