12 mars 2021
Chers Amis,
Encore une fois, je suis restée longtemps sans vous donner de nouvelles. La raison en est simple : comme tout le monde, la situation que nous vivons m’épuise, les communications avec mes Guides se font plus rares. Je suis entrée dans une forme de routine de confinement, où, contrairement au début, la méditation, les temps d’intériorité, n’ont plus leur place. Le temps file, me semble-t-il, plus vite qu’avant : à peine levée, il est déjà temps de préparer le souper. Et au milieu, que s’est-il passé ? Je ne saurais dire. La vanité des choses m’apparaît de plus en plus présente… Qui puis-je encore aider avec mes billets de blog ?
Pourtant, il y a un an, lorsque j’ai commencé mon blog, j’étais poussée dans le dos par mes Guides. « Va, écris, partage, tu vas nous permettre d’aider d’autres personnes à travers toi. » Et c’est vrai que la pression qui était exercée sur moi alors était très forte. Je n’y ai pas résisté, je me suis laissé faire.
J’ai toujours adoré écrire. D’ailleurs, je continue à vous écrire. Mais je ne publie plus. J’ai l’impression que les messages tournent en rond. Je ne me sens plus assez en connexion. Ma fatigue m’empêche d’avoir accès à mes Guides. Je n’ai plus cette disponibilité ni cet enthousiasme qui me poussaient à communiquer. Je me dis « à quoi bon ? ».
Une chose que j’ai comprise, au bout de tant d’heures à communiquer avec mes Guides, c’est qu’ils vivent dans un autre temps que nous. Ils voient tous les fils du temps se tendre, la trame de nos histoires, et connaissent toutes les possibilités. Lorsqu’ils me disent que quelque chose va arriver, leur temps n’étant pas identique au nôtre, c’est peut-être quelque chose qui s’est déjà produit dans leur réalité, mais qui mettra des années à se manifester dans la nôtre. Et donc, tout ce qu’ils m’ont prédit ne s’est pas encore réalisé.
D’ailleurs, ils me disent ne pas être là pour prédire les choses, mais pour nous enseigner comment nous distancier de cette réalité qui ne l’est pas, réelle. Leur rôle n’est pas de nous dire ce qu’il va se passer, mais de nous permettre de vivre ce qu’il va se passer – ou ce qui est en train de se passer – en restant en connexion avec notre capacité d’aimer inconditionnellement, de ne pas nous identifier à la situation que nous voyons et vivons, mais à garder notre position d’observateurs neutres et bienveillants.
Oui, ils le disent et le répètent à l’envi : nous vivons dans une matrice. Quelque chose comme un scénario de série américaine, où rien de ce qui se dit/fait n’est réel. Et ça, j’ai trop souvent tendance à l’oublier. Et je sais que je ne suis pas la seule !
Cette semaine, mon mari et moi nous sommes accordé 3 jours de congé. 3 jours hors de chez nous. 3 jours hors de nos habitudes et de nos chemins habituels. 3 jours pour nous reconnecter à soi, l’un à l’autre, pour prendre du recul et examiner nos vies. Nous aimerions que cela dure plus, mais il y a tellement longtemps que nous n’étions plus sortis de chez nous, que nous ne savions pas comment nous vivrions cet éloignement.
C’est tellement étrange, ce que nous vivons tous depuis un an… Tellement peu naturel. L’humain est par nature un nomade. Il est sensé se déplacer pour trouver sa nourriture au gré des saisons. Chasseur-cueilleur, il n’est pas supposé s’endormir dans la sécurité de sa maison. Et pourtant…
Au-delà de tout ce que cela lui apporte au niveau du confort, cela nous rend surtout esclaves. Nous avons peur de tout aujourd’hui. Et au-dessus de tout : peur de perdre. Notre vie. Notre maison. Notre voiture. Notre travail. Notre nourriture. Notre sécurité… Peur.
Se libérer de l’illusion de la matrice, c’est permettre d’ouvrir des portes sur tous les possibles. Abandonner notre confort matériel, c’est permettre à nos corps de retrouver leurs réflexes de survie, d’évacuer les stress, d’être un élément de l’environnement, de respecter notre Terre car elle nous porte et nous nourrit.
Certes, vous m’objecterez qu’aujourd’hui on vit plus vieux et en meilleure santé qu’avant. Mais quel est l’intérêt de vivre plus longtemps et en meilleure forme, si c’est pour être dans la peur ? Quel est l’intérêt de vivre plus longtemps, si c’est pour abandonner ou être abandonné une fois « hors service » dans des maisons de repos/EHPADs, à être maltraités, malvenus, une charge pour une société qui nous considère alors comme des bouches inutiles à nourrir, comme un reproche vivant, comme un rappel que la mort nous guette tous et qu’il faut à tout prix nous cacher, nous mettre à l’écart, nous isoler du Vivant ?
Autrefois, l’ancêtre avait une place dans les foyers. Il était la mémoire de la famille. Il vivait au cœur de celle-ci, soudant les membres autour de lui par sa seule présence. Il était aimé, respecté, inclus. Aujourd’hui, on n’a plus de temps pour lui.
Enfin, tout cela vient nous apprendre que nous avons été bien manipulés, à tous niveaux, depuis des siècles. En nous sédentarisant, nous nous sommes coupés de notre Terre. Nous avons oublié ses rythmes, ses besoins. Et les nôtres.
Aujourd’hui, on nous apprend que seule la science détient la vérité sur la santé (et sur tout le reste aussi, d’ailleurs). Notre survie dépend de l’argent, d’interventions extérieures, de deus ex machina. Nous avons été éduqués à être irresponsables. Tout en étant culpabilisés de l’être. Monde étrange.
Et nous acceptons cela ? La plupart des Hommes d’aujourd’hui ne savent plus qu’ils sont vivants. Ils courent après le temps, après l’argent, après des biens matériels qui lui semblent essentiels. Parce qu’on lui a appris que la vie c’est ça. D’ailleurs, plutôt que de gagner de l’argent, on lui fait croire qu’il doit « gagner sa vie » ! Et pour distraire ceux qui seraient susceptibles de s’éveiller, on nous met dans les jambes la politique, l’économie, les problèmes de société, les guerres, les religions, les inégalités, etc. De quoi nous tenir bien occupés.
Alors qu’il suffit de lever le nez pour s’apercevoir que tout cela n’est qu’un film et qu’on peut simplement appuyer sur le bouton pour arrêter le projecteur et reprendre le contrôle sur sa vie. Certains le font. Certains sortent de cette matrice. Malheureusement, ils ne sont pas assez nombreux pour que cela ait de l’effet sur la masse. Ils sont encore ignorés de la plupart, sont stigmatisés, harcelés par l’administration, cernés de toutes parts par les bien-pensants qui pensent que ce qu’ils vivent est la réalité…
Je sais tout cela. Et pourtant, je marche encore dedans. Mes Guides me le serinent sur tous les tons depuis 1 an. Je le savais confusément avant. Mais je marche encore dedans. Je donne encore mon aval à cette société malade et dysfonctionnelle en continuant à faire des projets dans cette dimension… Est-ce raisonnable ?
Le fond de tout cela, c’est d’apprendre à refaire confiance. Dans d’autres dimensions, d’autres vies, je sais que j’ai été cet être de confiance. J’avais confiance en mes capacités, en ma puissance, en qui je suis, pour permettre à l’Univers de m’apporter ce dont j’avais besoin au moment parfait. Comme l’oiseau de la parabole de Jésus, qui ne se soucie pas de savoir s’il aura à manger et chante tout le jour, parce que c’est sa nature, son rôle.
Et nous, quelle est notre nature ? Quel est notre rôle ? Quelles sont nos capacités ? Quelle est-elle, cette puissance ?
Notre puissance, c’est de pouvoir façonner la réalité comme nous le souhaitons. Nous avons ce pouvoir-là. Non pas d’acquérir des richesses matérielles, mais de faire confiance. Nous sommes nés pour apprendre la confiance : non pas pour avoir du pouvoir sur les autres, non pas pour être riches en argent, en maisons ou en esclaves, mais pour vivre notre vie, simplement. Une vie spirituelle, une vie d’amour, une vie de partage et de solidarité. Une vie communautaire où chacun serait l’égal de l’autre, où l’exclusion n’existerait pas, où personne ne serait laissé sur le côté parce qu’il serait trop vieux ou trop faible. Une vie où personne ne penserait même à prendre le pouvoir sur quiconque, mais dédierait toute son énergie à faire le bien en lui et autour de lui.
Je sais tout cela. Mais comment mettre tout cela en place ? Comment faire exister tout cela ? Comment faire pour qu’un plus grand nombre ouvrent les yeux et comprenne que c’est ça la vie. Que le monde dans lequel nous vivons est un mauvais film, une illusion qui nous détruit et nous condamne…
Je vous conseille d’aller voir du côté des éveillés qui nous parlent de liberté : Alice de Pourquoi pas et One Nation, Madame Ghis, et tant d’autres.
Nos pays sont des sociétés, qui ont un numéro d’entreprise. Les impôts (du moins en France) ne sont pas légaux parce que non régis par des lois, mais uniquement basés sur des décrets. La Police, la politique ne sont qu’au service d’une élite auto-proclamée mais non au nôtre, quoique payées par nos impôts, etc.
Réveillez-vous ! Nous sommes les esclaves d’un système qui ne sert qu’une poignée d’entre nous et dont nous avons le pouvoir de sortir. Il suffit de le vouloir à beaucoup.
Je compte sur vous.