1er septembre 2020
Chers Amis,
Il y a un an jour pour jour, j’entamais mon 1er jeûne. Et avec quel enthousiasme et quelle joie ! Je pensais être enfin prête à ne plus vivre dans la peur du manque. Le jeûne, outre qu’il devait me permettre de donner à mon corps le repos nécessaire à sa régénération (et donc, me donner une meilleure santé), me permettrait aussi de perdre quelques kilos superflus.
Je suis donc entrée dans l’aventure après une descente alimentaire de 7 jours, dans l’idée de jeûner le plus longtemps possible. J’étais prête.
J’ai arrêté après 6 jours. J’ai eu faim pendant 6 jours. Dès le 2ème jour, je me suis mise à fantasmer sur la nourriture, je ne pensais plus qu’à ça. Lors d’un saut à la Fnac, j’ai acheté plusieurs livres de cuisine (saine, quand même : jus frais, crusine, veggie, houmous). Je les ai dévorés ! Je n’en pouvais plus d’avoir faim !
Bref, pas concluant pour moi. Grosse frustration. Je ne m’en suis pas voulu. Et je me suis dit que je recommencerais, mais cette fois accompagnée dans le cadre d’une semaine en groupe.
J’avais perdu très peu de poids et la conclusion de mon médecin, c’est que je faisais partie de la petite portion de la population qui brûlait les graisses « grises » au lieu des graisses « blanches ». En d’autres termes, les jeûnes au long cours m’étaient déconseillés si je ne voulais pas faire du tort à mon cœur.
En revanche, sur le plan santé, j’avais gagné beaucoup. D’abord, moi qui étais une mangeuse compulsive, j’étais déshabituée du sucre et des chips (oui oui, j’ai une compulsion chipsivore. Je suis chipsophile !). Je n’avais plus aucune envie de sucre, ni chocolat, ni chips. Quelle belle victoire ! Ensuite, j’avais bien meilleure mine, mes intestins allaient mieux, je me sentais plus vivante, j’avais plus de vitalité.
Ce qui m’a étonnée, c’est que pendant toute la durée de ce jeûne, je me suis sentie exclue de la vie. Les moments de repas, qui sont habituellement des moments de partage familiaux, étaient devenu pour moi des moments de solitude et de désœuvrement. Je restais au salon ou dans d’autres lieux, en attendant que les miens aient fini leur repas. Repas qu’ils prolongeaient autour d’un chocolat/dessert, par une conversation animée, à laquelle je ne me joignais pas, pour ne pas sentir les odeurs de nourriture, ne pas lorgner les restes dans les plats et surtout, ne pas craquer sur le chocolat.
Ce fut l’occasion de me rendre compte à quel point la nourriture occupait de la place dans nos vies. Dans notre mode de vie, les repas sont les principaux moments où nous nous retrouvons entre nous, où nous avons le temps de nous écouter l’un l’autre, d’échanger sur tous sujets. Pour moi qui les prépare, ce temps se prolonge de toute la charge de travail et la charge mentale : préparer des menus, des listes de courses, faire ces courses, tout ranger, préparer les repas eux-mêmes.
En une fois, je n’avais plus aucune de ces charges. En substance, ça me faisait gagner près de 3h/jour. Quant à l’énergie, la disponibilité, l’allègement que cela me donnait, c’est inquantifiable.
Donc, je m’étais programmée pour refaire un jeûne au printemps 2020. Et puis, il s’est passé ce que vous savez en mars 2020, et tous mes projets sont tombés à l’eau.
Réduite à l’état de confinée, j’avoue, j’ai mangé plus que nécessaire. Les mauvaises habitudes alimentaires s’étaient réinstallées progressivement, avec leur pic à Noël et ensuite, impossible de reprendre une discipline alimentaire. Trop de stress. Trop d’anormalité dans ma vie. J’ai lâché prise.
Durant tout ce temps, j’ai continué à dialoguer avec mes Guides. Ceux-ci me disaient régulièrement que je devais changer d’alimentation, revenir à des produits plus sains, plus végétaux, plus crus et même que je devrais, pour bien faire, éviter de manger les jours où je recevais des personnes en consultation. Et pourquoi pas, éviter de manger tout court.
Durant tout le confinement, le dialogue avec mes Guides s’est intensifié. J’avais le temps, puisque je n’avais plus de travail. Et mes Guides m’orientaient vers des informations pertinentes pour moi, qu’il s’agisse de l’actualité ou d’éléments plus spirituels.
Et voilà qu’un jour, ils amènent sous mes yeux un post d’une médecin généraliste alsacienne qui parle d’un processus de nourriture prânique. Ca ne fait pas tilt tout de suite. Alors mes Guides m’envoient d’autres infos à ce sujet. Et très rapidement, je saisis ce qu’ils attendent de moi : « vas-y, essaie ! »
Je cherche qui organise ces processus, je trouve Nelly Quil, je m’inscris dans la foulée et donc, le 1er jour arrive. Après une descente alimentaire toute douce, je commence ce processus. Je peux consommer des liquides, n’importe quoi qui, réduit à l’état liquide, peut passer par une paille (de taille normale). Bien sûr, de préférence pas de viande, ni de produits d’origine animale, ni de produits industriels. Je deviens une pro des smoothies, jus de légumes/fruits frais, soupes crues et cuites, laits végétaux divers. Un régal. Pas un moment je n’ai eu faim pendant les 21 jours du processus.
En parallèle, on nourrit son esprit avec du beau, du bon, du cohérent, de la joie, de la lumière, de l’art, de l’amour, du temps pour soi et pour les autres. On revient à l’essentiel pour soi, dans ses relations, dans son couple.
Cette fois, je suis accompagnée, sur le net, à la maison. Je rencontre des personnes formidables dans le groupe qui s’est constitué, et la personne qui organise le processus nous soutient bien. Tout se passe comme sur des roulettes.
Durant tout le processus, j’ai connu une forme comme je n’avais plus connu depuis des décennies. J’avais de l’énergie à revendre, je me sentais bien, heureuse, légère, ma peau était plus belle, mon système digestif me laissait tranquille. Et mon mental était plus paisible. Littéralement, je me sentais plus lumineuse.
Si j’ai connu des moments de compulsion ? Oui. Et j’ai appris à les écouter, à comprendre ce qu’ils cachaient et comment les désamorcer. Si j’ai encore craqué ? Oui, bien sûr. Sans culpabilité, avec beaucoup de bienveillance à mon égard. Si j’ai perdu du poids ? Oui. Pas autant que je l’aurais imaginé, mais plus qu’en jeûne.
Et puis, la perte de poids n’était pas l’objectif, même si c’est un à côté sympathique dans mon cas. L’objectif véritable était multiple : apprendre à entendre et écouter mon corps, développer une vie spirituelle, me détacher des réseaux sociaux, retrouver le chemin de mon âme, prendre soin de moi à tous niveaux, développer mon intuition et mes perceptions extra-sensorielles, devenir une meilleure version de moi, apprendre quel est le sens de ma vie ici sur Terre et comment me mettre au service de la Vie.
Si j’y ai réussi ? Pas pleinement. Parce que j’ai 55 ans de mauvaises habitudes derrière moi. Parce qu’il me faut tout réapprendre. Et qu’il est plus difficile et plus long de désapprendre pour réapprendre autre chose, que de démarrer de zéro. Alors, je remets les compteurs à zéro. Donc, il me reste encore bien du chemin à parcourir. Mais j’ai déjà bien avancé. Et ça, j’en suis fière.
Dans la foulée du 1er processus, j’ai continué quelques temps à me nourrir de liquides, et j’ai rempilé en juillet pour un 2ème processus prânique.
Mais l’été étant là et étant déconfinés, la vie sociale a repris son cours, les enfants sont venus nous rendre visite plusieurs semaines et leur inquiétude à ne pas me voir manger de nourriture solide m’a poussée à remanger pour les rassurer. Nous ne nous étions plus vus depuis Noël, je n’allais pas commencer à polémiquer avec eux. De fil en aiguille, j’ai repris l’alimentation solide, mais la plupart du temps, une seule fois par jour.
Néanmoins, le fait de remanger de la nourriture solide m’a ramenée dans mon état de santé précédent. Acidité et reflux gastriques, mauvaises nuits, douleurs partout dans le corps, difficulté à maintenir mon poids, retour des compulsions alimentaires, maux de tête, lourdeur physique et morale, absence de joie, déprime, inquiétude, etc… Manifestement, mon microbiote intestinal préfère quand je ne m’alimente pas « normalement ».
Alors je me suis réengagée avec Nelly pour 3 mois de processus prâniques, depuis aujourd’hui jusque fin novembre.
D’ici quelques semaines, je me lancerai moi aussi dans l’accompagnement de processus prâniques. J’animerai des groupes et les accompagnerai sur ce merveilleux chemin à la rencontre de soi, de son corps, de sa vie, de sa vérité. C’est fort, c’est intense, c’est joyeux, c’est magnifique. On en ressort grandi, on laisse en route beaucoup de peurs, beaucoup d’idées reçues sur soi, sur le monde. On élargit son champ de vision, on est plus heureux. Et en meilleure santé. Ca ne se refuse pas, par les temps qui courent !
Je vous informerai dès que je lance cette nouvelle activité. J’espère que vous serez nombreux/nombreuses à m’y rejoindre !
Aujourd’hui, chez moi, il fait beau, quoiqu’un peu frais. Au potager, les plants de tomates croulent sous leurs fruits, de bons gaspachos en perspective, les choux kale sont prêts à être … transformés en jus, les courgettes en soupes. Les potirons et potimarrons sont prometteurs de soupes réconfortantes pour l’hiver… Les parterres de fleurs sont magnifiques. Pourtant, l’air sent déjà l’automne. C’est venu soudainement cette année.
Gardez l’espoir. Nous sommes en train de sortir du trou dans lequel nous avons été plongés. Vous allez (re)trouver bientôt non pas votre ancienne vie, mais une nouvelle vie, une nouvelle énergie, de nouvelles idées, un espoir tout neuf. Et vous serez plus forts, plus droits, plus libres qu’avant cette crise.
Tenez bon ! Je vous souhaite une merveilleuse journée, une belle rentrée.