22 juin 2020
Chers Amis Lecteurs,
Je me fais vraiment plus rare sur mon site. Je le regrette autant que vous. D’autant qu’écrire sous la dictée de mes Guides me fait en général beaucoup de bien ! 😊
Ceci est le 5ème message que j’écris depuis plusieurs jours. Les 4 précédents n’ont pas été publiés. Je n’étais pas contente de leur contenu. Parfois, mon mental est trop présent et ne laisse pas la place à mes Guides.
Je voulais vous parler de l’aventure que je vis depuis début juin. Et cela fait plusieurs jours que j’essaye de vous écrire à ce sujet, sans succès.
C’est une aventure intérieure. Les aventures intérieures ne sont pas émaillées de faits datés et identifiables que l’on peut facilement répertorier et raconter, mais de ressentis, de prises de conscience, de déclics qui sont plus difficiles à discerner et conter. Ces aventures nous modèlent, font de nos corps et de nos esprits des êtres différents, mais de manière subtile, comme un sculpteur qui donne un petit coup de ciseau par ci par là. Son œil voit les améliorations qu’il apporte, mais ce n’est pas évident pour les personnes extérieures.
Depuis le 1er juin, je suis entrée dans un processus prânique.
Et là, je bloque déjà. Comment vous faire saisir toute l’étendue de ce processus ?
Dans la pratique, il s’agit d’un mode d’alimentation que j’appellerai alternatif. J’apprends à me nourrir de lumière, ou de prâna. Le prâna, c’est l’énergie de l’Univers. L’énergie de vie. Ce qui se rapproche le plus, niveau conception pour nos cerveaux limités, de la lumière. Et donc, je suis dans le processus d’apprendre à me nourrir de lumière.
Comme je ne suis pas folle et que j’étais, comme vous le savez, largement en surpoids et addict à la nourriture solide, comment puis-je supporter cela ? Et bien simplement en remplaçant la nourriture solide par de la nourriture liquide. Et dans les liquides, tout peut être consommé, du moment que cela passe par une paille. Evidemment, j’étais déjà plus ou moins végétarienne en commençant, ce qui fait que je ne me suis pas sentie privée en ne consommant plus de viande.
Le plus difficile à dépasser au départ, c’est l’envie de mâcher. Ca fait partie de notre culture, de notre éducation, de notre mode de vie. Nous sommes incarnés dans la matière, nous consommons de la matière, qu’il nous faut décomposer en la mâchant avec nos bonnes dents bien solides.
Mais mon but à moi, en commençant cet exercice, c’était de monter en vibration, d’élever ma spiritualité. Depuis longtemps, pour moi, la nourriture est spirituelle – ou devrait l’être. Aborder cette manière de la consommer devenait un acte spirituel, conscient.
Et ainsi, j’ai appris à dialoguer avec mon corps, le véhicule de mon âme, pour savoir de quoi j’avais besoin et quand. Et j’ai encore bien du chemin à parcourir, de ce côté, tant je suis pétrie – comme chacun de nous – de mécanismes inconscients, sous forme de compulsions.
Par exemple : je suis en train de pendre du linge. Il est midi. Je n’ai pas faim. Je ne pense pas à la nourriture. A un moment, mon mari passe derrière moi pour aller à la cuisine et se faire à manger. Instantanément, sans que j’en sois consciente, je ressens la faim et l’envie de manger. Je lève la tête et me demande alors : « à qui ça appartient, cette faim et cette envie de manger ? » Et mon corps me répond : « à ton mari ». J’ai donc prié cette énergie de retourner chez mon mari et cette faim m’a quittée.
Mais cela peut se manifester de bien d’autres manières. Etant depuis longtemps (toujours ?) coupée de mes émotions et ressentis, j’avais tendance à me jeter sur la nourriture pour un oui ou pour un non, sans avoir nécessairement faim, comme par exemple après mes consultations. J’avais pris les émotions de mes clients et je me jetais sur la nourriture pour les apaiser.
Au fond, comme pour beaucoup d’entre nous, la nourriture a longtemps été pour moi un pansement.
Mais pas uniquement. A travers la nourriture, mon corps me parlait aussi de ma peur du manque : peur de manquer d’amour, peur de manquer d’argent, peur de manquer de nourriture. Et donc, encore une fois, la consommation de nourriture venait compenser mes peurs.
Depuis le début de ce processus, j’ai appliqué les routines quotidiennes plus ou moins régulièrement (je suis une rebelle, on ne se refait pas en 3 jours !). Je suis passée à une nourriture liquide relativement facilement, sans avoir faim, sans avoir soif, et surtout, en restant en pleine forme.
Les kilos ne sont pas partis comme je l’aurais rêvé, étonnamment. Jusque là, je fais encore partie de ces personnes qui perdent difficilement du poids mais le gagnent rien qu’en lisant un livre de cuisine. Et donc, ne consommant plus que des légumes crus, en jus ou en smoothies, agrémentés de quelques protéines végétales, ainsi que des laits végétaux et de l’eau ou des tisanes, j’aurais pensé que la balance allait être soulagée et sourire un peu plus de jour en jour.
Il n’en a rien été. On ne fait pas un processus prânique, spirituel par excellence, pour maigrir ! On le fait parce qu’on cherche plus de conscience. J’ai donc appris à me détacher de cet aspect-là des choses, ce qui n’est pas inintéressant, car le contrôle du poids fait partie de la peur du manque.
Ce processus accompagné dure 21 jours. Durant les 21 jours, on fait partie d’un groupe de soutien, on parle 2h/jour avec la coach et les autres participants sur le net, on se nourrit de liquides, pour éviter de produire trop d’acidité et d’entrer en cétose (quand le corps se mange lui-même, comme en jeûne) et pour tromper le mental, et surtout, on apprend à se nourrir spirituellement en nourrissant son esprit avec du beau et du bon : promenades dans la nature, écriture, peinture, musique, vidéos inspirantes, douches, bains, massages, … Tout ce qui vous parle.
Et c’est vrai que quand l’esprit est content, que le mental est occupé avec du beau, votre âme se nourrit d’elle-même et votre mental oublie la nourriture solide.
Ce n’est pas un processus qui vous affame et ça ne vous rend pas non plus anorexique. Car quand on devient « prânique », on reprend du poids (si si, même moi, je reprends du poids !).
Mais ce que j’ai noté de positif au niveau physique, c’est que je suis dans une forme olympique et ce, depuis le début. Il y a bien de temps à autres quelques signes de détox, mais ce fut limité pour moi. Ca fait longtemps que je me nourris consciemment et que je fais attention à ne pas m’empoisonner.
Je suis atteinte d’une thyroïdite d’Hashimoto. C’est une maladie auto-immune. Je collectionnais les symptômes désagréables, qui ne sont pas sans rapport avec la fibromyalgie. J’avais des douleurs fantômes partout dans le corps, un moral en dents de scie, un sommeil exécrable, j’étais toujours fatiguée, sans énergie, sans créativité, sans joie la plupart du temps… Et voilà que depuis que j’ai adopté ce mode de vie, j’ai retrouvé ma jeunesse : enthousiasme, joie profonde, légèreté dans la tête, optimisme, forme physique, etc etc.
La liste des bienfaits est tellement longue. Je ne vous tannerai pas avec ça. La semaine dernière par exemple, j’ai fait avec mon mari une promenade de 14km, juste avec une gourde d’eau et un peu de lait végétal, et je suis rentrée en pleine forme. Il y a plus de 10 ans que je n’avais plus connu ça ! Et encore, à l’époque, on pique niquait en route et je rentrais fatiguée ! Et ici, il y avait plus de 15 jours que je ne mangeais plus !
J’arrive aujourd’hui au terme de ce processus accompagné.
Il fallait l’oser. Je l’ai fait. Et je suis extrêmement fière de ce que j’ai osé et accompli. Je ne l’ai pas fait seule. Merci à Nelly Quill pour son accompagnement et merci au groupe de m’avoir soutenue. A la maison, merci à mon mari et à mon père, qui m’ont soutenue tout au long de ce processus (mais qui seront quand même contents que je revienne à mes fourneaux ! 😊). Sans leur amour bienveillant et leur soutien, l’exercice aurait été beaucoup plus difficile. Merci à mes amis auxquels nous avons rendu visite plusieurs fois et qui, à chaque fois, m’ont mitonné de délicieuses soupes avec les légumes de leur jardin. Et merci à mes Guides d’avoir mis cette pratique sur ma route (en effet, voilà plusieurs mois que mes Guides insistaient pour que je change de manière de m’alimenter, me demandant également de ne pas manger les jours où je recevais des clients en consultation).
J’ai approfondi ma spiritualité et ma conscience. J’ai visité des zones d’inconfort de ma vie et les ai nettoyées. Je continue à revisiter toute mon histoire avec la nourriture et ce qui y est lié. Mais pas uniquement : j’apprends à centrer ma vie sur des choses plus essentielles. Je me sens détachée de la compulsion. J’ai appris à prendre mon corps en compte, et à définir ce qui me fait du bien et ce que je ne veux plus. J’ai listé ce qui me fait plaisir, ce qui est important pour moi. J’ai gagné une forme de liberté.
Reste à décider ce que je veux faire du restant de ma vie.
A votre avis ?
Continuera ? Continuera pas ?
Evidemment, tant que je le peux, je continuerai. Je me sens tellement bien et en bonne santé ! Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Et peut-être que par moments, quand mon corps le demandera, je mangerai du solide. Il ne faut pas perdre non plus la notion de plaisir d’un repas partagé. Mais ce repas peut se partager de tant de manières.
Une chose est sûre en tout cas : je n’ai plus envie de manger de crasses, ni des aliments transformés ou des produits industriels ! Finies les envies de sucre et de chips. Ouf ! Me voilà sevrée de tous mes poisons.
Mon prochain défi ? Guérir de cette maladie auto-immune réputée inguérissable et qui me rend dépendante de la Thyroxine soit-disant pour le restant de mes jours.
On parie ? 😊