19 avril 2020
Mes chers Amis,
Le titre de ce post m’a été offert par un internaute, en commentaire d’un précédent post qu’il avait apprécié et je l’en remercie du fond du cœur. Je l’utilise donc aujourd’hui, espérant qu’il agira sur vous comme il a agi sur moi : « apprivoiser la paix », quel merveilleux programme. Je sens se déposer en moi tout ce que les remous des dernières semaines avaient soulevé.
En ce dimanche de fin de l’octave de Pâques, je voudrais vous raconter brièvement ma première conversation consciente avec Dieu.
C’était il y a… 8 ans ? on va dire : il y a quelques années. Mon mari et moi étions allés suivre une retraite animée par Stan Rougier sur le thème : « qui est Dieu ? » à la Flatière, un lieu magique, aux Houches, face au Mont Blanc.
Comme je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas particulièrement pratiquante, mais j’avais été appelée à prendre un temps de recul, car j’étais en profond questionnement. Et j’aime la montagne. Donc, la Flatière était une évidence.
Le modèle de ces retraites se passe dans le silence, depuis le premier jour jusqu’au soir du dernier. Et quand on se remet à parler à ses semblables, c’est vraiment étrange, on n’en a plus l’envie. Les échanges se font par geste, par les regards, les sourires. On nettoie ses pensées, on ne garde que l’essentiel dans le bavardage incessant de notre mental et de notre société.
Cette retraite s’est déroulée pendant l’octave de Pâques, c’est-à-dire les 8 jours qui suivent Pâques. La période qui suit Pâques est vraiment particulière. Elle bénéficie encore de l’énergie de la Résurrection et tout est amplifié. Le thème de la retraite était porteur et celui qui l’animait, un vieux lion, un baroudeur de la Foi, était extraordinaire.
C’est durant cette retraite que j’ai donc eu ma première conversation avec Dieu.
Il faut voir les lieux de la Flatière, c’est unique et extraordinaire. Tout y est organisé pour que l’on s’élève spirituellement, nichés dans la montagne, face à ce majestueux sommet du Mont Blanc. Les infrastructures sont quasiment invisibles à l’œil nu, on ne voit que quelques mazots ou raccards semés çà et là. Il y a la grande chapelle en forme de chalet, avec sa grande fenêtre face au Mont Blanc. Et il y a aussi une petite chapelle dans un vieux chalet, avec de vieux bancs en bois qui craquent, juste la lumière d’une flamme qui éclaire une colombe dorée. Le calme absolu.
C’est dans le calme absolu de cette chapelle où j’étais seule au creux de la nuit, que Dieu est venu à moi et que s’est ouvert un dialogue qui, depuis, continue par l’intermédiaire de ses Guides, Anges, Archanges et autres émissaires divins. J’ai découvert une pertinence incroyable dans les réponses de Dieu, mais aussi et surtout, une sacrée dose d’humour et de dérision. Et puis son Amour, grand, inconditionnel.
J’ai été soufflée ! J’ai ri, j’ai pleuré, j’ai vibré. Ce dialogue était juste… incroyable !
Ce que nous nous sommes dit ? Je n’en ai plus le détail. Il m’en reste la paix, incroyable, que j’en ai retiré, la confiance absolue en Lui, un Amour au-delà du dicible et une formidable joie.
Ce que j’ai compris, c’est que la Foi est un choix, un pari sur l’absolu, un acte de confiance et de lâcher-prise, une décision personnelle et, je le sais, une chance.
Dans les moments de doute, de cafard, dans les jours sombres, je l’oublie trop souvent. Mais là, ce signe qui m’a été envoyé ce matin, précisément aujourd’hui, période anniversaire de cette première conversation, me suggérant d’apprivoiser la paix, ma paix, … MERCI ! Cela m’a permis de renouer avec ma joie profonde, avec mon enthousiasme, avec ma vibration intérieure.
Puissiez-vous, chacun, accueillir votre paix, l’apprivoiser, communier avec elle et la laisser vous porter dans la Joie, dans l’Amour, dans la confiance.
Je vous souhaite un beau dimanche d’octave de Pâques.