Chers Amis et Lecteurs,
Demain, c’est le printemps. Un printemps bien particulier… Le premier du genre. Le premier qui verra la quasi-totalité de l’humanité partager la même réalité. Le premier qui verra fleurir, pour une fois, un retour de bon sens chez une bonne partie d’entre nous. Et, nous sommes nombreux à l’espérer, la renaissance de la solidarité et de l’intelligence chez l’humain…
Je salue mes Guides, desquels je me sens coupée depuis hier. Je suis en effet sortie de chez moi pour aller faire des courses. Une fois par semaine au moins, ça devient nécessaire et je dois m’y résoudre.
Quel malaise ! A peine rentrée dans mes magasins habituels, je n’avais qu’une envie, celle d’en sortir au pas de course. J’avais ma liste à la main, étais soigneusement gantée et désinfectée, l’écharpe près du nez, pour me protéger en cas de proximité.
Quelle ambiance bizarre. Je ne peux pas mettre de mots sur ce que j’ai vu et ressenti. Ce que je sais, c’est que je me suis sentie très mal et que j’ai couru dans les rayons, vides pour la plupart, afin d’essayer de trouver ce dont j’avais besoin et de ressortir au plus vite, sans traîner comme j’aime le faire en temps normal.
Je ne sais pas si « en temps normal » existera à nouveau. Je ne ferai plus jamais ces gestes a priori anodins de la même manière. Aujourd’hui, outre la peur d’attraper le virus au contact de mes semblables, j’ai pris conscience de toute la chaîne de personnes qui a permis qu’un jour, un haricot puisse se trouver dans mon assiette ou un rouleau de PQ dans mes lieux d’aisance. Aujourd’hui, tout cela n’est plus pour moi une abstraction.
Pour que nous puissions manger, nous laver, maintenir notre qualité de vie, des foules de personnes s’occupent de nous, en amont et en aval. Cela va de l’agriculteur-éleveur à l’éboueur, en passant par les commerçants, les transporteurs, les magasiniers, les mains généreuses qui fabriquent tous nos biens de consommation… Tout une frange de la population qui est au service de l’autre. Sans que nous en ayons conscience, parce que c’est devenu la norme. Merci à eux.
Aujourd’hui, je suis dans la gratitude totale de tout ce que la vie m’offre. Et je suis en communion de pensée avec tous ceux qui sont enfermés dans des espaces exigus, avec des enfants, en ville, ou obligés d’aller s’enfermer dans des hôpitaux, des magasins, et avec toutes ces personnes qui se dévouent et doivent encore le faire pour nous, chaque minute de chaque jour.
Ce que nous vivons est très nouveau. Nous avons une fantastique capacité d’adaptation. Je vois fleurir sur le net des initiatives sympathiques : musées et spectacles à voir depuis son fauteuil, activités proposées aux enfants, chanteurs et groupes qui font des lives gratuits et jouent pour nous, textes partagés d’une belle richesse, exemples inspirants, etc. La créativité et la réflexion sont au rendez-vous.
J’espère de tout mon cœur que ce confinement forcé amènera l’humanité à des prises de conscience de masse, que la solidarité et l’Amour habiteront les cœurs beaucoup plus spontanément, que nous pourrons enfin nous ouvrir à ce nouveau paradigme que l’on nous annonce depuis des années et que je sens tout proche. J’espère que nous tirerons des leçons de cet accident de l’histoire et que l’humanité en sortira grandie et meilleure.
Il ne tient qu’à nous.
Voyons ce que nous disent mes Guides aujourd’hui.
« Bonjour à tous. Oui, vous vivez des événements exceptionnels et terribles à la fois. L’Histoire en fera le bilan dans plusieurs dizaines d’années.
Ce que vous pouvez faire aujourd’hui, c’est vous ouvrir à votre spiritualité. Vous êtes tous ici pour incarner l’Esprit dans la matière. Ce qui veut dire que vous n’êtes pas uniquement de la matière, mais que l’Esprit l’habite. Et que c’est l’union de ces deux entités qui vous permettra de grandir et d’être en harmonie totale avec le Vivant.
Regardez vivre les animaux. Plongez vos yeux dans leur regard. Ils sont pleinement présents. Vous ressentez, à croiser le regard d’un lion, d’un renard, d’un oiseau, d’un cétacé, une qualité de présence que peu d’entre vous dégagent. Parce que vous êtes trop souvent dans le mental, dans les projections, dans les jugements. Et cela, vous le sentez vous-même, comme lorsque par exemple, vous conversez avec quelqu’un qui ne vous écoute que d’une oreille.
La spiritualité, ce n’est pas la religion ni même les rituels – même si ceux-ci peuvent aider à développer la spiritualité. La spiritualité est plus liée à une qualité de présence, à la conscience totale et permanente de qui vous êtes, de comment vous vous situez dans l’espace, de ce que la moindre de vos cellules est en train d’effectuer pour vous. Dans la spiritualité, le mental se tait. Vous êtes en communion avec vous, vous êtes en communion avec le Tout. Vous entendez parler la Terre, vous savez de quoi la nature a besoin, vous êtes connectés aux messages que votre corps vous envoie.
Votre corps, votre partenaire, votre meilleur ami, celui qui vous porte et vous supporte depuis le début. Sans votre corps, pas de spiritualité possible. Ce corps que vous devez aimer, choyer, chouchouter, écouter, servir. Ce corps que vous oubliez trop souvent, que vous nourrissez mal, que vous contraignez à l’immobilité des heures durant, que vous privez de sommeil, que vous maintenez à des niveaux de stress insupportables pendant des mois et des années, sans jamais lui donner la possibilité de les évacuer, que vous coupez de la nature.
Conduits par votre mental, vous êtes coupés de votre essence. Vous n’avez plus conscience de la puissance que vous portez en vous, que vos pensées ont sur la matière, de la possibilité que vous avez de créer un monde meilleur, plus conforme à ce dont le Tout a besoin.
Pourriez-vous imaginer que vos organes se dissocient, se mettent à fonctionner individuellement, sans tenir compte de l’ensemble qu’ils forment, le foutoir que ce serait ? C’est pourtant votre manière d’agir depuis des dizaines d’années avec la Terre, entre vous et vis-à-vis de vous-mêmes.
Confinés aujourd’hui pour contrer un virus qui, lui, fonctionne en cohérence avec sa nature, vous vous prenez à réfléchir à votre éventuelle part de responsabilité dans ce qui arrive. Et surtout, vous goûtez à quelque chose de nouveau, qui vous pousse à réfléchir.
Vous savez maintenant que les choses vont devoir changer. Au niveau individuel, bien sûr. Au niveau des nations. Et au niveau planétaire.
De la même façon que vous devenez créatifs pour survivre maintenant, utilisez ces compétences pour créer la vie que vous estimez plus juste et plus cohérente pour demain. Ne laissez plus les politiciens, les banques, les consortiums et les multinationales vous dicter votre conduite et vous dire ce que vous devez penser. Sortez de votre enfermement et de votre aveuglement mental et rentrez dans la Vie.
Le soleil brille pour tout le monde. Vous en aurez aussi votre part. Il est urgent d’agir. Il est urgent de vous réveiller.
Et cela commence par la solidarité.
Belle journée à tous. »